8 Below

Absolut
Belvedere
Blue Ice
Boru
Ciroc
Crystal Head
Finlandia
Grey Goose
Iceberg
Kamouraska
Kapitanska
Ketel One
Kissui
Kuyper
Luksusowa
Moskovskaya
Polar Bear
Pur Vodka
Rain
Reyka
Russian Prince
Schenley
Sïku
Smirnoff
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Still Waters
Stolichnaya
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Vodka 101

Pour en connaître davantage sur les vodka, de son histoire à sa dégustation, consultez la chronique écrite ou la chronique radio sur le sujet.  Vous pouvez aussi contacter RV pour toutes questions, commentaires ou pour ajouter vos évaluations.

Dernière évaluation: 
Pur


  Grimsby, Ontario
Eight Below Luxury Vodka
Vodka assaisonnée au vin de glace.
RV: Vraiment raisineux, le début est très clair mais le kick d'alcool est partiellement apprivoisé, malgré qu'en finale il subsiste toujours un mordant, mais plus doux que la normale.  À la toute fin, il y a une poussée de genièvre, heureusement a peine perceptible.  Une autre vodka d'introduction, peut-être la meilleure à ce chapitre par sa facilité d'approche, mais trop amadoué à mon goût personnel. 82.5%

  Ahus, Suède, 1879
Absolut Vodka
À base de grains.
RV: Violette sucrée très douce et seigle lointain.  Arrivée forte en alcool et légèrement poivrée mais l'anis est un peu trop fort en finale. Heureusement, en aftertaste le poivré reprend le dessus pour venir corriger le tout.  Comme une Corolla qu'on donne à un adolescent: fait plaisir mais ce n'est pas ce modèle qui va le faire réellement capoter, à moins qu'on l'équipe de fruits ou autres. 81%

  Rye, Żyrardów, Pologne, 1980
Belvedere Vodka
À base de grains.
RV: Aigre-douce au nez, avec des épices qui se battent avec un sucre brun. Commence par une belle vague sucrée, suivie par des betteraves et des feuilles de carottes, se terminant sur un sucré légèrement amidonné.   Une symphonie très bien rythmée mais sans grande apothéose de mouvements; un peu trop calme a mon goût.  84%

  Rigby, USA, 2001
Blue Ice American Vodka
À base de patates de l'Idaho.
RV: Réellement typée au nez, on a vraiment l'impression de sentir des patates rouges tel que ce l'était a l'origine, bien amidonnées.  Par contre, une fois en bouche, la pelure tombe et l'amidon s'expansionne pour ensuite faire la transition vers les épices attaquant quelque peu sauvagement en début de finale.  Retour sur les pelures de patates en aftertaste, légèrement terreuse.  Terriblement efficace, peut-être pas la plus distinguée, mais sa franchise et sa typicité lui valent d'excellent points.  Mon standard pour les vodkas à base de patates. 90%

   Irlande
Boru
Distillée 5 fois et filtrée au charbon.
RV: Cerises sauvages et écorce de pin assez évidents en olfaction. Arrivée en bouche en érable fumée qui explose en début de finale, un peu courte mais avec un excellent aftertaste de sève de pruche.  Note to self: à essayer comme remontant après une longue journées de 6 barils devant la bouilleuse.  87%


   France
Ciroc
Distillée 5 fois et fabriquée entièrement à base de raisins..
RV: genièvre et poudre de jus de raisin. En bouche ce sont les raisins très verts qui prennent toute la place; pas surprenant que l'association mondiale de vodka ne l'aime pas car une vodka devrait être davantage sans saveur que cette dernière. Très clean, ce n'est pas mon genre de vodka mais force est d'admettre qu'il s'agit d'un bon produit. De plus, elle me semble toute indiquée pour les martinis, il me semble qu'elle fitterait bien avec l'olive.  82%

   Newfoundland, Canada
Crystal Head Vodka
 
Filtrée dans 500 000$ de diamants (même si on dit que ça n'aurait pas d'impact sur le goût), et publicisée par l'acteur Dan Aykroyd.
RV: Crème de menthe assez sucrée avec arrière trace de genièvre, pas des plus invitant: avant d'y goûter on a peur d'être tombé sur un produit davantage primé pour son contenant que son contenu. Arrivée en bouche sur un mélange de dentifrice et d'épices près du gin, et la finale est presqu'entièrement conçue d'un vinaigre subtilement épicé, toutefois remplacé en aftertaste par un poivré masquant celui-ci. Une fois terminée, à remplir d'eau pour la rendre aussi utile que remplie de vodka.  Une belle bouteille (mais c'est tout). 77.5%


   Helsinki, Finlande
À base d'orge à six rangs et d'eau glaciaire pure.
Finlandia
RV: Feuille de fraisier et vanille déposé sur de la neige fraîche.  La vanille se poursuit au goût, avec un cola bizarre.  En finale, il y a quelque chose d'insaisissable, un peu à l'image du scotch Jura Superstition, avec bien sûr une vanille mais aussi un léger sucre brûlé.   L'aftertaste est quant à lui un peu plus standard, mais étire tout de même la même vanille, cette fois plus fraîche.  Un peu inoffensive, mais passe très bien dans les drinks, et à défaut d'avoir  du vermouth pour votre martini se prendre très bien seule.  82%


   France
Grey Goose
RV: Parfumée mais très éthérée olfactivement, il faut presque y plonger le nez dedans avant de sentir la moindre des choses.  Même chose et bouche, quoiqu'avec un léger pierreux, qui s'intensifie en début de finale, avant de se calmer et ne laisser pas grand souvenir.  A l'image de la cuisine française, cette vodka se targue souvent d'être la plus aimée au monde, mais à mon humble avis elle est beaucoup peu trop peu aventureuse et trop aristocratique.  Qui ne risque rien ne peut se contenter que de la normalité. En un mot: antiexotique, donc parfaite pour les mix, mais quand même passe bien seule.  81%


  Terre-Neuve, Canada
Iceberg
Distillée 3 fois et fait à partir de maïs et d'eau provenant d'Icebergs naturels.
RV: Menthe très fraîche, pâte dentifrice Aquafresh: ça sent la salle d'attente du dentiste!  Arrivée en bouche légèrement sucrée, mais la menthe reprend le dessus.  Par contre, c'est le genièvre en début de finale, heureusement sauvé par les épices piquant le bout du nez pendant assez longtemps en aftertaste.  Une jolie blonde au pieds froids: son petit défaut caché en début de finale est pardonné par le reste de ses prouesses.  Enfin une Canadienne qui ne se contente pas de la note de passage!  82.5%


Montréal, Canada
Kamouraska
RV: Ça part mal: lointaine menthe, mais déjà un traître relent de gin monte au nez.  Très feuillue en bouche mais assez égale;  si seulement c'était rester ainsi.  Malheureusement, un amer pissenlit brulé et la cerise moisie s'empare de la finale, et relâche malheureusement pas assez tôt, pour être seulement agrémenté d'un petit goût de feuilles ayant passées l'hiver sous la neige.  Avec une bouteille affichant un total de 7 mots différents, je m'attendais pas à grand-chose, au maximum une base pour des drinks; j'ai maintenant peur que ça puisse les gâcher.  Mis à part pour dégivrer les serrures et pour montrer ce qu'est une mauvaise vodka, je ne peux trouver autre utilité.  là où il y a du jonc sur le bord de l'eau en algonquin?  Quant à moi, j'aimerais savoir les mots que les algonquins utilisent pour signifier là où il y a vodka coulant en évier59%


Lublin, Pologne
4 fois distillée à partir de grain, du pays où (selon son étiquette) la vodka est née.
Kapintaska
RV: Odeur d'herbes et de lys poussant en milieu humide et trace de cassonade assez intrigante.  Arrivée en bouche tout en sucre, qui change vers la sauce à la menthe, mais qui en finale se retransforme en sucre.  Début d'aftertaste assez ordinaire de bleuets pas mûrs, mais après une minute c'est la cassonade qui revient et qui meure très tranquillement.  Une très belle vodka à plusieurs phases, très intéressante, qui sous son nez légèrement austère cache une petite coquine  à laquelle on se prête volontairement à ses jeux.  87.5%


Schiedam, Hollande, 1671
Ketel One
RV: Grain (orge) légèrement fumée, très clean.  Le grain se poursuit en bouche, sans grand changement jusqu'en finale, mis à part une augmentation de la fumée et du grain brûlé, malgré qu'à la déglutition un rapide éclair d'alcool se fasse sentir avant de mourir tranquillement sur le grain omniprésent.  Difficile de comprendre la grande réputation de cette dernière, car même si elle est très bien balancée et possède un aftertaste tout en douceur, elle ne cause pas beaucoup de surprise.  Un peu trop conservatrice, mais quand on cherche une valeur sûre qui peut nous satisfaire sans nous challenger, c'est un très bon choix.  82.5%


Riz, Kyôtô, Japon
Kissui
RV: Peu originalement, la référence au nez est facile à faire avec un riz au jasmin doucement parfumé.  Dès la première effluve on sait qu'on est loin d'une smirnoff cheap avec plusieurs odeurs bien balancées.  Lent développement d'épices en bouche en épices exotiques mais belle finale sucrée, style rhubarbe trempée dans le pot de sucre.  Très agréable et surprenante, on dirait presqu'elle aurait été assaisonnée.  Une belle pièce de théâtre un peu plus zen que les kabukis qu'elle arbore.  88%

Montréal, Canada
Vodka de Kuyper
RV: Bonbon peppermint et crème de menthe au nez, on croirait presque qu'ils ne lavent pas leurs équipements entre leurs batches.  Absente en bouche, si ce n'est que léger relent de crème de menthe.  Au goût ça s'empire, avec pointe de genièvre et toujours la crème de menthe.  Ne peut déplaire à personne quand on manque de personnalité et l'on ne fait rien.  La Benriach 16YO des vodka.  Don't call us we'll call you.  Next please.  66%
Image non disponible (et l'anynomat peut leur être un atout)

Pologne, 1928
Luksusowa
À base de patates.
RV: Au nez: sucrée et végétale.  Tenace en bouche, avec finale épicée, amidonnée et légèrement fumée.  Un bon standard typé, parfait comme départ sans faire crisser ses pneus dans l'aventure de la découverte des vodkas. Une autre belle polonaise sans contredit. 85%


  Московская особая водкаInde, Russie, 1894
Moskovskaya
RV: Doux parfum suave, lustré et sucré. Arrivée épicée en bouche mais n'est pas supportée par un scénario très varié, même si la finale le se révèle pleine d'épices, sans le sucre promis au nez.  Pas du tout désagréable, vaut mieux que les mix mais pas de là à être avidement recherchée, un film avec un trailer du tonnerre qui déçoit.  Mais quel nez!  81%

Rougemont, Québec
Pur Ultra Premium Vodka
Fabriqué entièrement au Québec dans la région de Rougemont.  À noter que son nom n'est que Pur coincidence avec le nom du site (qui existait avant la vodka).
RV: Pelure de pomme avec un peu de genièvre, assez contrôlée avec un petit arrière-nez de miel.  Les pommes glissent sur la langue mais se transforment en propane et en tôle.  La finale est de son côté un peu plus dosé et conventionnelle.  Une vodka locale bizarre, qu'il convient d'acheter pour tous les mix d'été, qui est correcte bue straigth, mais qui passerait probablement totalement inaperçue n'était-ce de sa provenance.. 80.5%

Toronto, Canada
Polar Bear
Distillée 4 fois, au nom assez commun: Polar Bear existe aussi en Russie et en Australie, mais il ne s'agit du même producteur.
RV: Assez uniforme au nez avec une impression de canne de noël.  Totalement absente en bouche, mais un aftertaste presqu'appréciable de seigle plastifié.  Avec un manque assez évident de personnalité, sans être mauvaise, quand un des points forts est d'être l'un des moins chère...on passe vite à autre chose. 75%

Frankfurt, Kentucky, USA
Rain
Composée de blé blanc 100% organique et distillée par la Buffalo Trace, fabricant du réputé George T. Stagg Straight Kentucky Bourbon..
RV: Feuillue, à mi-chemin entre la menthe et les feuilles de cactus; très verte avec un poivre discret, comme sa petite pointe d'amidon.  En bouche, la menthe cette fois très douce et sucrée se poursuit mais n'évolue pas beaucoup, par contre en finale ce sont les épices et la pierre qui se réveillent assez bruyamment pour prendre le palais.  L'aftertaste de retour sur l'amidon est léger, presque trop, mais je préfère davantage une telle vodka qui ne laisse qu'un souvenir éthéré à celle qui peut laisser un désastre de genièvre ou de plastique persistant.  Comme vodka d'introduction, cette ondée tranquillement parfumée de fin d'été réveille juste assez les sens pour continuer les expériences et découvertes.    84.5%


  Islande
Reyka
Filtrée dans la roche de lava.
RV: Doit respirer assez longtemps avant de produire des effluves notables de feuilles, de groseilles et de cerises de terre un peu timide par rapport à l'omniprésence de la pierre de cap (tuf) et la craie.  Très discrète arrivée en bouche avec la pierre qui se poursuit, mais beau crescendo de sucre et d'épices en finale, subtile et très clean.  Les roches volcanique de la filtration savent très bien contrôler les rênes des saveurs qui se font présentes sans toutefois être overpowering.  Le chemin de la subtilité peut parfois donner de meilleurs résultats que celui de l'audace.  Peut-être un peu trop calcaire à mon goût, mais bien découpée en phases précises, parfaite pour évaluer les subtilités de développement de cette alcool.  84.5%


Bacardi, Canada
Russian Prince
Distillée trois fois.
RV: Sucrée et subtile au nez, pour la vodka la moins dispendieuse au Québec, qui par dessus le marché vient dans une bouteille de plastique, elle promet olfactivement d'être pas si pire.  L'arrivée en bouche commence par un feuillu sucré de trèfle tirant faiblement du côté du genièvre aigre, et en finale tout se gâche, avec une transition vers la menthe, malheureusement suivie d'une attaque rapide d'alcool, et d'un aftertaste qui ne laisse que le bout de la langue perplexe qu'une aussi belle lancée se termine de manière aussi lamentable.  C'est le genre de bouteille qu'on aimerait pouvoir affubler de l'épithète de grande incomprise exquise, mais qui ne livre pas.  Toute une agace. 75%


Schenley Distilleries, Canada
Schenley Silver Wedding

RV: Très lointain bonbon peppermint, beaucoup trop claire et discrète.  Assez clean, mais bien épicée avec finale transparente.  Pas le genre qu'on déguste fièrement mais tout de même buvable. 76%

Hollande
Sïku Glacier Ice Vodka
À base de grain et d'eau du glacier de 60000 ans Qualerallit Sermia, du Groeland.
RV: Léger 7UP, vanille et menthe fraîche, qui du nez sur poursuit sur le palais jusqu'en finale.  Variations plutôt subtiles donc facile d'approche, douce en bouche avec un petit saut maitrisé en finale qui davantage ravit que perturbe.  Une belle vodka en douceur pour apprivoiser les demoiselles plus craintives de faire face à un alcool agressif et antisocial, mais qui comme dans le cas de Sïku, en tête en tête reposé est plein d'attentions. 83%

San Francisco, USA, 1992
Skyy
À base de grain.
RV: Olives et poivre, mais si éloignés qu'ils nous semblent isolés sur une île inatteignable.  L'olive se poursuit au palais pour laisser place à l'amidon et les épices.  La finale est par contre trop courte.  Pas le genre de vodka qui aurait convaincu les frères Anglin de tenter de s'échapper de l'île maudite. 78%

  Russie, 1860
Smirnoff
Distillée trois fois, et étrangement à seulement 37.5%.
RV: Est-ce que c'est de l'eau?  Au nez, à part un léger cerise, on ne peut déterminer. En bouche, un vague croissante à rythme régulier trop prévisible nous amène vers une finale épicée, où le genièvre beaucoup trop fort s'empare des papilles, de manière fort peu élégante.  Très voire trop ordinaire.  À garder pour ses mix, sans aucun plus.  69%
 
Smirnoff 4D 13F
4 fois distillée et 13 fois filtrée, avec un pourcentage d'alcool plus élevé..
RV: Nez trop tranquille avec la même cerise que l'originale, mais beaucoup plus éthérée.  Arrivée en bouche presque nulle, et le genièvre est parti se cacher pour être remplacé par une fumée presque transparente.  Malheureusement, une fois dissipée, en finale on retrouve ce genièvre sortant de la fumée, mais toutefois un peu plus calme. Merci à Frigidaire et Brita pour leur belle tentative partiellement réussie d'élever l'une des moins bonne vodka à un niveau acceptable.  77%

Concord, Ontario, 2009
Still Waters Single Malt Vodka
Une des seules single malt vodka, distillée 3 fois et faite à partir d'orge canadien.
RV: Sève, orge et citrouille, avec une odeur prononcée de new make whisky (whisky directement sorti de l'alambic) non tourbé.  La même chose peut se retrouver au goût, alors que la sève se veut un peu plus douce qu’au nez, et la citrouille davantage en confiture que crue.  La finale est un peu plus typique mais toute aussi délicieuse.  Une très belle vodka comme je les aime, très typée sans paraître forcée, et par sa ressemblance avec les whiskies single malt, un médium entre les deux liquides que je ne peux qu’apprécier.  Pour un premier essai, c’est très réussi et sans contredit, le travail qui reste à faire n’en est pas un de correction mais de perfectionnement.   89%


Столичная, Russie, 1901
Stolichnaya
À base de grain de blé et de seigle.
RV: Effluves de cassonade et traces de vanille.  S'installe doucement en bouche mais ne bouge pas beaucoup, et se termine sur une finale particulièrement longue avec de douces épices, hélas sans grands soubresauts.  Une soirée tranquille au creux du divan devant une comédie: pas désagréable de temps à autre mais il y a beaucoup mieux à faire de son temps. 80%

Diageo, Canada
Troïka
RV: Nez très légèrement vanillé, au nez on ne peut s'attendre à grand-chose.  Attaque hâtive légèrement fumée, avec des épices qui prennent du temps à ouvrir.  Finale à mi-chemin entre le genièvre et la menthe, avec un tout petit peu d'épices.  Pas désagréable, le genre de vodka qu'on retrouve dans le fond de l'armoire à boisson de mononcle, qui est loin de nous impressionner mais quand on s'attend à trouver la Vodka de Kuyper entre une vieille bouteille d'Harfang des Neiges et d'une autre de Beefeater et qu'on tombe sur Troïka, on lui trouve presque des qualités.  Par contre, en nous l'affichant sur sa bouteille, Troïka nous démontre que l'appelation "Premium vodka" ne doit pas être régulée, du moins pas au nez de la qualité.  77%


Bielsko-Biala, Pologne
Ultimát Vodka
À base de blé, de seigle et de patates.
RV: Difficile à définir au nez, tire un peu partout, dans les épices, les fruits et même légèrement sur la fumée.  Très douce en bouche, mais garde une belle caresse d'épices sucrées en finale.  Elle s'éteint ensuite suavement quoiqu'un peu trop rapidement.  Une chaude et puissante pluie d'été, sans tonnerre ni éclair mais avec un impressionnant couvert de nuages, suivie d'un bel arc-en-ciel. 86%

Pologne
U'lukva Vodka
À base de brains, distillée en petites batches..
RV: Seven Up mais comme si on lui avait du sucre, avec une texture en bouche très très lustrée et juteuse.  Par contre, le goût est très éthéré et transparent, même si on peut y trouver une vanille très lointaine.  La finale est plus ronde, avec un étrange mélange de poivre et cassonade dans une belle balance.  À 61$, un peu chère, mais peut-être convenable pour ceux qui aiment les vodkas fines sans trop de personnalité.  82%

  Rye, Pologne, 1823r> Wyborowa
À base de seigle, distillée 3 fois.
RV: Citronnée et fraîche au nez, elle arrive rapidement et explose des le début de la finale.  L'aftertaste quant à lui présente un retour vers le citron, qui reste assez longtemps.  Une autre belle vodka d'initiation, avec un brin de personnalité, mais sans la classe de son exquise sœur.  81%

Wyborowa Exquisite
À base de seigle.
RV: Au nez, épices, terre et champignons bien balancés. Toujours les épices en bouche et finale assez longue, sur des épices lustrées telle la cannelle, toute en douceur et subtilité.  Une belle preuve que la vodka peut être appréciée pour soi même, en dehors des mix, et non à peine sortie du congélateur.  Un réel plaisir à regarder, mais pas autant que celui de la découvrir nue dans son verre, et le souvenir de l'aftertaste est quand à lui très hot. 89%

Hors catégorie
Bacardi Mojito VS Smirnoff Vodka Mojito
Le mojito est un drink cubain dont les origines remontent au 17e siècle.  Il est traditionnellement concocté à partir de rum blanc, de sucre (provenant habituellement de canne à sucre), de lime, d'eau gazéifiée et de menthe. Ce n'est que beaucoup plus tard qu'on lui substitua le rum blanc pour des rums bruns ou de la vodka assaisonnée. Il est généralement servi dans de grands verres avec de la glace et aggrémenté de feuilles de menthe et de quartiers de lime.

D'emblée, malgré qu'il s'agit tous deux de Mojito affichant le même pourcentage d'alcool de 15%, il faut remarquer qu'il s'agit de boissons fondamentalement différentes, l'une étant à base de rum et l'autre à base de vodka.  À l'évaluation, il fut servi à 10 personnes, avec glace mais sans lime ou menthe supplémentaire.  Avant de le servir, les testeurs ont été averti de la teneur en alcool, car ceux et celles habitués au Smirnoff Ice de ce monde pourraient avoir une surprise en prenant une première grande gorgée.

Bacardi Mojito: Au gout, très doux, assez sucré, et la pointe de menthe est bien relevée. On sent bien l'apport du rum avec un gout de canne à sucre. L'alcool ne se sent qu'en finale, mais de manière assez inoffensive.

Smirnoff Vodka Mojito: beaucoup plus fruité et acide, comme si la lime prenait davantage sa place que dans le Bacardi.  L'alcool se fait sentir dès les débuts, mais reste contrôlée tout au long de l'exercice. 

À 7 votes contre 3, les évaluateurs ont préférés le Bacardi, principalement pour son aspect doux.  On le trouva davantage passe-partout que le Smirnoff, qui fut jugé plus rafraichissant mais peut-être un peu plus dur d'approche.    De mon côté (RV), même si je préfère le caractère austère et pur de la vodka au sucre du rum, j'en arrive à la même conclusion: je préfère mon aussi le Bacardi au Smirnoff, même s'i ce dernier s'en sort bien et qu'il soit au même prix.  Le Bacardi est aussi un meilleur représentant des Mojitos traditionnels préparé à la main que j'ai goûté par le passé, et je crois qu'il saura trouvé plus d'admiratrices que le Smirnoff.

 
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